Time-lapse Paysages urbains
Introduction
Ces dernières années, les appareils photo numériques ainsi que la technique du time-lapse nous ont permis de changer de regard sur la ville, en particulier sur la vitesse et le dynamisme de leur mouvement perpétuel. De plus, la technologie nous permet désormais d’obtenir des images claires et sans bruit, même en conditions de faible luminosité.
Dans ce tutoriel, nous allons vous présenter les principales règles à suivre pour réussir vos time-lapse urbains.
Avant la prise de vue
Comme pour toute prise de vue, la première chose à faire est de choisir le bon emplacement pour prendre votre photo. Il est important que vous puissiez visualiser correctement le mouvement des voitures et des personnes.
Nous vous recommandons de choisir une position en hauteur. En effet, l’éloignement des sujets rend la composition plus intéressante, car il accentue l’amplitude et génère des mouvements plus lents (par exemple, les voitures photographiées de près passeraient trop rapidement). Cela évite également que les phares des véhicules ne touchent directement l’appareil et provoquent des scintillements.
Réglage de l’exposition
Les choix de la vitesse d’obturation et de l’ouverture sont très importants pour réussir un time-lapse urbain. En effet, ces facteurs ne servent pas uniquement à contrôler la lumière qui parvient au capteur, mais ils influent également sur la quantité de flou de bougé et sur la profondeur de champ, deux caractéristiques essentielles en milieu urbain.
Il est donc impératif de maîtriser la vitesse d’obturation. Si elle est trop rapide, cela gèlera le mouvement et le rendu ne sera pas fluide.
Nous recommandons une vitesse d’obturation d’au moins 0,5 seconde, bien que 1 à 3 secondes soient également des valeurs possibles, en fonction de l’ampleur du mouvement.
Pour photographier de nuit, atteindre ces vitesses ne pose aucun problème : il suffit de fermer légèrement l’ouverture pour atteindre 1 seconde.
C’est pendant la journée que la situation se complique.
Même une fermeture du diaphragme à ƒ/11 ne suffira pas pour atteindre la bonne vitesse d’obturation, et cela générera des « étoiles » de diffraction autour des sources lumineuses. Pour cette raison, il est impératif d’utiliser des filtres à densité neutre (ND). Les filtres les plus utiles sont 0.9 et 1.2, ce qui équivaut à des intervalles de 3 et 5 secondes.
Réglage des intervalles
Si vous êtes d’ores et déjà familier de la technique du time-lapse, vous connaissez certainement cette règle, mais si vous êtes débutant, gravez-la dans votre mémoire : plus la vitesse de la scène est élevée, plus vos intervalles doivent être courts.
C’est pourquoi, dans le cadre des time-lapse urbains, vous devez sélectionner les intervalles les plus courts possible. En effet, c’est en ville que nous trouvons la plus grande rapidité de mouvement, générée par les voitures et les passants. L’idéal est de choisir un intervalle de 1 seconde, de sorte que le mouvement final soit aussi fluide et doux que possible.
Malheureusement, la plupart des appareils modernes ne permettent pas de capturer des images haute résolution à ce rythme en rafale, car la mémoire tampon se remplit avant que l’appareil ne puisse enregistrer sur la carte. Cela signifie que nous devons choisir l’intervalle le plus court, tout en maintenant une cadence continue.
Dans le cas de la DxO ONE, il s’agit d’une photo toutes les 4 secondes avec sortie RAW sur une carte 10 U3 fast-class. (Ceci dit, vous pouvez toujours enre-gistrer au format .jpg si vous avez besoin d’un intervalle plus court.)
Évaluation des résultats
Évaluer le rendu final de votre time-lapse est toujours la meilleure façon d’apprendre.
La DxO ONE génère votre vidéo immédiatement après la prise de vue, ce qui vous permet de visualiser le résultat en toute simplicité.
Si vous avez choisi une vitesse d’obturation longue, vous obtiendrez un rendu avec un bon flou de bougé. Si vous avez sélectionné une petite ouverture, les images seront claires, avec un bon niveau de profondeur de champ. Et si l’intervalle que vous avez choisi était assez court, le mouvement sera continu et sans scintillement.Mais si le résultat n’est pas à la hauteur de vos espérances, profitez de votre présence dans une ville où le mouvement ne s’arrête jamais, et recommencez en utilisant des intervalles et des durées de capture plus courts.

Enrique Pacheco
Directeur photo
& spécialiste des paysages
et de time-lapse
enriquepacheco.com
Time-lapse Transitions: jour/nuit
Introduction
Les transitions entre le jour et la nuit (et inversement) font partie des effets les plus complexes, mais aussi les plus gratifiants, du time-lapse.Être capable de visualiser le passage du temps et le changement de lumière fait partie de ces défis qui donnent envie de s’essayer à cette pratique.En effet, réunir en quelques secondes le coucher du soleil avec la lune ou les étoiles a quelque chose de merveilleux ; mais c’est aussi l’une des techniques les plus difficiles à maîtriser.
Avant la prise de vue
Pour réussir votre transition, la préparation est capitale, car vous allez devoir assurer votre prise de vue pendant de nombreuses heures, avec tous les problèmes que cela implique.Vérifiez que vous disposez de suffisamment de batterie et d’espace sur la carte mémoire, ainsi que d’eau et de nourriture si vous prévoyez de rester sur place.Nous vous recommandons de choisir un jour avec peu ou pas de nuages, car vous allez devoir utiliser de longs intervalles, et le rendu du mouvement des nuages ne sera pas toujours fluide.En ce qui concerne l’emplacement, vous devez tenir compte du moment où le soleil et la lune se lèveront, en choisissant la meilleure option pour votre shoo-ting. À cet égard, il est recommandé d’utiliser une application telle que PhotoPills pour planifier correctement votre transition en prenant en considération le mouvement et la direction des corps célestes.
Réglage de l’exposition
Contrairement à la plupart des situations dans lesquelles le mode manuel est fortement recommandé, pour une transition, vous allez devoir laisser l’appareil régler l’exposition au fur et à mesure que le soleil se lève ou se couche.
À cet effet, la DxO ONE dispose d’une fonction appelée « Auto-ramping », qui ajuste progressivement la vitesse d’obturation et l’ISO en fonction de la quantité de lumière
Sélectionnez l’ISO automatique, car de nuit, vous aurez besoin d’un ISO plus élevé afin de maintenir une vitesse d’obturation inférieure aux intervalles.Par ailleurs, n’oubliez pas de choisir le mode « Priorité Ouverture» avec une large ouverture pour la période nocturne. Enfin, sélectionnez le mode de mise au point manuelle et réglez-la sur infini.
La DxO ONE peut varier l’exposition au dixième de seconde entre chaque prise de vue. Ainsi, plus vous prenez de photos, plus le réglage de l’exposition sera précis, évitant par conséquent tout scintillement indésirable.
Réglage des intervalles
Pour les transitions, que ce soit du jour à la nuit ou inversement, vous devrez utiliser les intervalles les plus longs, car vous voulez capturer un événement qui durera plusieurs heures.
Étant donné qu’il faut 30 photos pour générer une seconde de vidéo, cela signifie que si vous prenez un cliché par minute, chaque heure de tournage permettra d’obtenir deux secondes de vidéo.
Donc, si vous programmez une transition de 8 heures avec des intervalles d’1 minute, vous obtiendrez une vidéo finale de 16 secondes. Pour une transition plus courte, disons 4 ou 5 heures, sélectionnez des intervalles de 30 secondes pour obtenir suffisamment d’images.
Évaluation des résultats
Après tant d’heures de travail, voici le moment magique de la découverte du résultat final. Si vous avez sélectionné l’option « raw + vidéo », la DxO ONE générera un fichier vidéo immédiatement après la séquence afin que vous puissiez voir tout de suite le résultat. Idéalement, votre transition sera propre et fluide, sans étapes dans les changements de lumière et aucun scintillement.
Si vous avez choisi un jour clair sans nuages, et si vous avez correctement réglé l’appareil (intervalle, exposition, etc.), tout devrait bien se passer. Dans le cas contraire, n’abandonnez pas. Essayez simplement de nouveau et rappelez-vous que la maîtrise de toute technique nécessite beaucoup de pratique

Enrique Pacheco
Directeur photo
& spécialiste des paysages
et de time-lapse
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Time-lapse Time-lapse en mouvement
Introduction
Nous savons tous que la beauté d’un time-lapse réside dans le mouvement qu’il retranscrit, et dans la façon dont il accélère la réalité pour la transformer.
Mais pour obtenir des effets vraiment saisissants, il est judicieux d’ajouter des mouvements directement au niveau de notre appareil. Cela permettra de créer des vidéos encore plus dynamiques et fascinantes en jouant avec les vitesses et les perspectives, afin de donner au spectateur l’impression de s’immerger dans notre création.
Dans ce tutoriel, nous allons vous montrer comment créer ces images incroyables avec votre DxO ONE et ses différents systèmes de motion control.
Avant la prise de vue
Lorsque vous travaillez avec des systèmes de motion control, il est très important de vous familiariser avec la manipulation et les fonctionnalités de votre équipement (le rig).
Lisez attentivement le manuel d’utilisation et entraînez-vous avant votre prise de vue. Que vous utilisiez un support panoramique ou incliné, un rail motorisé ou une plate-forme à 3 axes, il est indispensable de bien connaître les fonctionnalités de votre équipement.
Je recommande de commencer par un support basique avec déplacement de gauche à droite, qui vous permettra de créer un large panorama et de révéler des parties de la scène impossibles à capturer avec un simple objectif.
Après avoir acquis plus d’expérience, vous voudrez peut-être essayer un rail motorisé, qui vous offrira plus d’options et vous permettra de créer des images encore plus dynamiques.
En effet, le déplacement de l’appareil modifie la perspective et accentue la sensation de mouvement pour un rendu plus spectaculaire qu’avec un support panoramique ou incliné. Bien sûr, l’inconvénient est la taille et le poids du matériel, qui le rendent moins facile à transporter. Mais puisque la DxO ONE est com-pacte et légère, vous n’avez pas besoin d’un rig de grande taille : les systèmes les plus petits et les plus facilement transportables seront parfaitement adaptés.
Parfois, les photographes moins expérimentés se concentrent trop sur le mouvement de la caméra et négligent les fondamentaux lors de leurs time-lapse.Il y a deux choses que vous ne devriez jamais oublier : recherchez un bon em-placement et attendez la meilleure lumière (coucher ou lever du soleil) avant de débuter votre séance.
Réglage de l’exposition
Choisir la bonne vitesse d’obturation est très important lors des prises de vue avec systèmes de motion control.
Comme nous l’avons vu dans les précédents tutoriels, la vitesse d’obturation définit la quantité de flou de bougé, et nous savons combien cet aspect est important afin d’obtenir le rendu le plus fluide possible.
De nombreux débutants craignent que l’image soit floue s’ils déplacent l’appareil lors de la prise de vue. Ils pensent devoir utiliser le système de motion control uniquement entre les prises pour déplacer l’appareil (une technique appelée « move-shoot-move »), ce qui est totalement faux.
Le système de motion control doit être utilisé durant la prise de vue pour ajouter un flou de bougé à la vidéo finale.
N’oubliez pas que 30 images floues peuvent créer une image nette en mouvement, donc peu importe le type de matériel que vous utilisez, il est essentiel de toujours définir une exposition raisonnablement longue sur votre DxO ONE, afin d’obtenir un flou de bougé.
Pour ma part, je règle au minimum à 0,5 ou 1 seconde.
Réglage des intervalles
Si vous avez suivi nos précédents tutoriels consacrés au time-lapse, vous connaissez déjà les principes de configuration des intervalles. Vous savez que plus la vitesse de la scène est élevée, plus il faut réduire les intervalles. Donc, lors de la capture des scènes urbaines, vous devez choisir l’intervalle le plus court possible (idéalement 1 seconde) et pour les paysages lents ou les séances nocturnes, il est préférable de privilégier des intervalles de 20 ou 30 secondes.
Étant donné que la DxO ONE n’a pas de port pour contrôler le système de motion control de façon externe, vous devez la synchroniser manuellement avec votre rig.
C’est assez simple : réglez le rail ou le support panoramique/incliné aux mêmes intervalle, temps de prise de vue et vitesse d’obturation que la DxO ONE. Appuyez sur le déclencheur de la DxO ONE, puis démarrez votre rig, et attendez que les deux appareils terminent leur cycle.
Ils devraient se terminer en même temps, pour un clip final parfait. Si vous utilisez un support panoramique/incliné, réglez sa vitesse de rotation et adaptez la durée du time lapse sur la DxO ONE en fonction. Lancez d’abord le dispositif de rotation, puis la DxO ONE.
Évaluation des résultats
Si vous avez suivi toutes les étapes correctement, vous devriez obtenir un clip vidéo très dynamique, avec une synchronisation parfaite, où l’appareil et le sys-tème de motion control terminent leur cycle en même temps.
Les deux erreurs les plus courantes sont:
1 – la définition de différentes valeurs sur les appareils (en particulier, l’arrêt d’un appareil avant l’autre)
2 – un mouvement de l’appareil trop rapide (produisant une image brouillée et floue).
Essayez donc de définir un mouvement long et lent, d’environ 20 secondes, et peut-être de ralentir un peu la vitesse d’obturation pour vous rapprocher de va-leurs plus sûres telles que 1/3 ou 1/2 seconde. (Dernière chose : l’utilisation d’une batterie externe et l’option Wi-Fi de la DxO One sont très utiles lorsque vous utilisez le motion control).

Enrique Pacheco
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Time-lapse Paysages nocturnes
Introduction
Quoi de plus fascinant que l’immensité de l’univers – les planètes, les étoiles, les galaxies…
Être capable de les photographier pour les faire découvrir au plus grand nombre est vraiment gratifiant. De plus, grâce à la technique du time-lapse, il est possible de capturer le mouvement de notre planète et des autres corps célestes.
Seul bémol : le time-lapse nocturne est probablement le plus difficile à maîtriser. Mais ne vous inquiétez pas, la DxO ONE est là pour vous faciliter la tâche. Découvrons comment.
Avant la prise de vue
Bien planifier sa séance photo est toujours important, et cela est encore plus vrai pour un time-lapse nocturne.
La première chose à faire est de choisir le bon moment. Si vous voulez photographier un ciel étoilé ou la Voie lactée, choisissez une nuit sans lune, car sa lumière rend les étoiles moins visibles.
Par contre, si vous voulez photographier un paysage au clair de lune, l’idéal est de choisir une nuit où la lune est pleine, ou presque, et s’élève assez tard, afin d’accentuer l’effet de sa lumière sur le paysage.
Bien entendu, il est essentiel de veiller à ce que la nuit soit claire et pas trop humide (même s’il n’est pas censé pleuvoir, il est toujours préférable de placer la DxO ONE dans son Outdoor Shell pour la protéger en cas d’averse soudaine ou de rosée).
Réglage de l’exposition
Le réglage de l’exposition lors d’un time-lapse nocturne peut considérablement varier en fonction des conditions.
Par exemple, si vous cherchez à photographier les étoiles et la Voie lactée lors d’une nuit sans lune, les réglages ne seront pas les mêmes que si vous souhaitez capturer le reflet de la pleine lune sur un paysage.
Dans le premier cas, vous aurez besoin d’une plus grande exposition : il faudra donc régler l’ouverture de la DxO ONE au maximum (ƒ/1.8), augmenter l’ISO autant que le capteur de la DxO ONE le permet (en tenant compte du bruit, soit aux alentours de 1600) et utiliser le compteur d’exposition de la DxO ONE pour ajuster la vitesse d’obturation.
Si la nuit est plus sombre, la vitesse d’obturation devra avoisiner les 20 secondes. Pour un time-lapse à la pleine lune, vous pouvez abaisser l‘ISO à 800 afin de réduire le bruit et ajuster la vitesse d’obturation.
Réglage des intervalles
La configuration des intervalles est certainement la partie la plus simple de votre time-lapse nocturne : prenez simplement la vitesse d’obturation que vous avez sélectionnée et ajoutez 2 ou 3 secondes.
Par exemple, si vous souhaitez photographier les étoiles lors d’une nuit sans lune et que vous avez sélectionné 20 secondes d’exposition, il est idéal d’utili-ser une plage d’intervalle de 23 ou 24 secondes.
De cette façon, la DxO ONE aura suffisamment de temps pour enregistrer l’image et prendre la suivante sans saturer la mémoire tampon.
Évaluation des résultats
Après votre nuit à la belle étoile, il est temps de passer à la visualisation des résultats.
Si vous avez utilisé l’option « vidéo + raw », vous pourrez voir le rendu directement sur votre iPhone et vérifier que l’exposition est correcte, que l’appareil photo a déclenché toute la séquence et que votre batterie externe a tenu toute la nuit. Les erreurs les plus courantes lors des time-lapse nocturnes sont généralement liées à la mise au point et à l’exposition.
Assurez-vous de régler manuellement la mise au point sur une étoile brillante et d’utiliser le compteur de la DxO ONE afin de choisir la bonne exposition.

Enrique Pacheco
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Time-lapse Tempêtes
Introduction
La foudre, le tonnerre, la pluie, le vent…les tempêtes sont des événements spectaculaires. Alors que la plupart des gens fuient ou cherchent à s’abriter, pour le photographe et plus encore pour le timelapser, chaque tempête est une occasion exceptionnelle de capturer des images inoubliables.
Dans ce tutoriel, nous allons découvrir comment utiliser la DxO ONE pour obtenir les meilleurs résultats possible, même dans les conditions les plus extrêmes.
Avant la prise de vue
La première chose à faire avant de partir à la chasse aux orages, c’est de se renseigner sur les conditions météorologiques, les avis de tempêtes, la direction du vent, etc.
Nous recommandons notamment l’application « Windy », qui vous fournira toutes les informations dont vous aurez besoin. Pensez à prendre des vêtements imperméables, votre étui de protection Outdoor Shell pour la DxO ONE et une serviette de voyage pour essuyer votre équipement.
Enfin, n’oubliez pas votre batterie externe chargée pour profiter de votre DxO ONE le plus longtemps possible.
Réglage de l’exposition
Les tempêtes peuvent survenir à tout moment de la journée, mais photographiquement parlant, les plus intéressantes sont celles qui se produisent de nuit, car les éclairs apparaissent plus clairement.
Puisqu’il est impossible de savoir quand la foudre va frapper, il est essentiel de configurer votre appareil afin qu’il puisse capturer des images à tout moment. Cela signifie prendre de longues expositions d’au moins 10 secondes, qui per-mettront même parfois de capturer plusieurs éclairs.
Une sensibilité modérée d’environ 800 ISO et une ouverture de ƒ/2.8 seront suffisantes dans la plupart des cas.
De prime abord, cette exposition pourrait sembler insuffisante pour une séance nocturne (une photographie d’essai vous paraîtra probablement trop sombre), mais rappelez-vous que lorsque la foudre frappe, le ciel s’illumine considérablement.
Si nous choisissons une exposition plus longue – qui conviendrait par exemple à une séance nocturne classique – la foudre risque de surexposer le cadre. Faites donc quelques essais et choisissez l’exposition la plus appropriée.
Réglage des intervalles
Comme nous l’avons déjà mentionné, il est important que la DxO ONE capture les images aussi longtemps que possible, pour ne manquer aucun éclair. Pour cette raison, il est essentiel que les intervalles soient les plus courts possible.
En réglant la vitesse d’obturation sur un intervalle de 12 ou 13 secondes, vous laisserez suffisamment de temps à l’appareil pour enregistrer la photo sans saturer la mémoire tampon, tout en gardant un délai réduit entre les prises de vue.
Rappelez-vous qu’il vous faut au moins 30 clichés pour créer 1 seconde de vidéo, choisissez donc au moins 10 ou 15 secondes de séquences, puis calculez combien de temps vous devrez consacrer à une même scène.
Évaluation des résultats
Si vous avez eu de la chance et que la tempête vous a offert de beaux éclairs, il ne vous reste plus qu’à contempler le résultat.
Avec l’option « vidéo + raw » de la DxO ONE, vous pouvez visualiser le rendu directement sur votre iPhone pour vérifier que la pluie ou le vent n’ont pas entravé votre séance (par exemple, il peut y avoir de l’eau sur l’objectif, ou le vent peut produire des vibrations si votre trépied n’est pas assez robuste).
Assurez-vous d’avoir réglé la mise au point manuellement sur infini et d’utiliser le compteur d’exposition de la DxO ONE. Si vous avez suivi tous ces conseils, votre séquence devrait être réussie !
Si vous avez manqué quelque chose ou avez découvert certains problèmes, consultez notre tutoriel intitulé « Comment optimiser ma prise de vue » pour découvrir comment optimiser vos séances photos en utilisant des logiciels avancés.

Enrique Pacheco
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Time-lapse Photos d’atmosphère : nuages
Introduction
Lorsque l’on évoque la photographie time-lapse, on pense souvent à un beau paysage où les nuages défilent avec élégance.En effet, les nuages et autres phénomènes météorologiques tels que le brouillard ou les tempêtes tiennent le premier rôle dans la plupart des time-lapse que nous voyons aujourd’hui.
Dans ce tutoriel, nous allons vous expliquer comment obtenir le meilleur résultat possible lors de la capture de nuages et autres phénomènes météorologiques. Par essence, les conditions météorologiques sont en constante évolution et leur vitesse peut varier, ce qui vous oblige à adapter votre exposition et la durée de vos intervalles pour obtenir un résultat optimal.
Avant la prise de vue
Avant même de commencer à installer votre appareil, il est essentiel d’analyser visuellement la scène et d’évaluer l’ensemble des éléments qui vont entrer en jeu. Les nuages se déplacent-ils lentement ou rapidement ? S’il y a du brouillard, est-il en phase d’accumulation ou de dispersion ? Si c’est une tempête, est-elle en approche ou en train de s’éloigner ?
Il est important non seulement d’analyser la situation actuelle, mais également d’essayer de prédire l’évolution des éléments, car dans la plupart des cas, la prise de vue s’étalera sur une longue période de temps, et cette évolution exercera immanquablement un impact sur le résultat final.
Étudiez attentivement les prévisions météorologiques, tant au niveau des nuages que de la direction du vent, ainsi que le positionnement du soleil.
Réglage de l’exposition
Le choix de l’exposition joue un rôle clé dans la réussite de votre time-lapse, tout comme le choix du mode le plus adapté.
Pour ce tutoriel, nous utiliserons principalement le mode manuel, et nous choisirons une ouverture assez fermée, entre ƒ/5 et ƒ/6.3. Cela va permettre d’obtenir une exposition homogène, sans scintillement ou variations indésirables, tout en gardant une grande profondeur de champ et un bon niveau de netteté.
En ce qui concerne la vitesse d’obturation, pour un rendu agréable et fluide, il est essentiel d’utiliser des expositions longues, entre 0,5 et 2 secondes. Or, cela peut être difficile à réaliser si la scène est très lumineuse ; l’utilisation d’un filtre à densité neutre (ND) est donc fortement recommandée. Si vous ne disposez pas d’un tel filtre, sélectionnez la plus petite ouverture sur votre DxO ONE, soit ƒ/11.
Abaissez l’ISO à 100 en mode manuel pour ralentir l’obturateur autant que possible. Enfin, choisissez le mode de mise au point manuelle, avec la distance réglée sur infini.
Réglage des intervalles
Le réglage des intervalles est essentiel, car il s’agit du facteur qui conditionne le rendu final de votre time-lapse. Gardez cette règle à l’esprit : plus la vitesse d’évolution de la scène est rapide, plus les intervalles doivent être courts.
Par exemple, pour un paysage urbain avec un mouvement rapide de voitures et de personnes, il est recommandé d’utiliser des intervalles très courts, de 1 ou 2 secondes, alors que dans un désert où le seul mouvement est celui du coucher du soleil, les intervalles devront être beaucoup plus longs, environ 30 ou 40 secondes.
Les nuages, les orages et le brouillard se déplacent généralement de manière relativement lente, en fonction de la force du vent. Par conséquent, un bon point de départ serait de 3 secondes pour les nuages qui se déplacent très rapidement, et 5 secondes pour les nuages un peu plus lents ou le brouillard.
Ces exemples constituent de simples indications, et c’est à vous d’expérimenter différents réglages.
En cas de doute, choisissez un intervalle plus court, car vous pourrez toujours accélérer la vidéo finale si elle vous semble trop lente, alors que si vous choisissez un intervalle trop long, vous ne pourrez pas ralentir la vidéo.
Évaluation des résultats
En photo comme dans la vie, c’est en apprenant de ses erreurs que l’on s’améliore. Pratiquez autant que vous le pouvez et analysez attentivement le résultat final pour déceler quelles erreurs vous avez commises et pour savoir comment les éviter lors de vos prochaines séances.
Si vous avez suivi les conseils ci-dessus, vous devriez obtenir un time-lapse avec un mouvement lisse, sans scintillement et à la vitesse adéquate. Si, au contraire, vous obtenez une image avec des changements soudains d’exposition, un mouvement excessif ou un manque de fluidité, essayez de choisir des intervalles plus courts et une vitesse d’obturation plus longue.

Enrique Pacheco
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Le contraste La composition
Le contraste d’une image joue sur l’aspect artistique. Il est techniquement modifié par le mode de mesure de la lumière et l’utilisation de la correction d’exposition.
Le contraste d’une image varie selon les différentes sources de lumière et la présence d’éléments clairs et sombres dans la scène photographiée.
L’été, la lumière de milieu de journée est très dure et crée un contraste important entre les zones d’ombre et les zones de lumière. On photographie alors généralement dos au soleil afin de bénéficier d’un éclairage uniforme. En vous plaçant face au soleil (en contre-jour), vous pouvez obtenir des effets qui sortent de l’ordinaire. Par exemple, le contre-jour permet de réaliser un portrait en ombres chinoises : votre sujet se détache de la scène lumineuse et vous obtenez un superbe rendu entre ombre et lumière qui souligne les contours du sujet. Utilisez un élément comme une arche dans l’ombre placée sur les bords de l’image : elle apporte de la profondeur et du contraste.
L’hiver, photographier la neige revient à photographier du blanc entouré de sujets au contraste important. En mode AUTO (automatique), votre DxO ONE effectue une exposition moyenne sur l’ensemble de la scène. Comme il y a beaucoup de valeurs claires, elle a tendance à sous-exposer : la neige devient alors grise et sans contraste. Pour obtenir un meilleur rendu, utilisez la compensation d’exposition disponible dans tous les modes de prise de vue. Si vous n’arrivez toujours pas au résultat que vous souhaitez obtenir, choisissez le mode M (manuel) et testez plusieurs réglages afin de choisir celui qui vous plaît le plus. Il s’agit de trouver un bon équilibre entre les parties claires et les parties sombres de la scène, sachant que si la neige est trop claire, il n’y a plus de relief.
À la fin de votre journée de ski, le contraste est moins fort, et l’exposition plus facile à régler !
Techniquement, le contraste se modifie principalement avec les trois modes de mesure de votre DxO ONE.
La mesure matricielle effectue une moyenne des lumières et atténue le contraste : ce choix est pertinent quand le soleil est fort et que vous souhaitez conserver autant de détails dans les zones claires que dans les zones sombres.
La mesure centrée pondérée effectue plutôt une mesure au centre de l’image, et convient dans la majorité des cas et si la scène est peu contrastée.
La mesure Spot ne s’occupe que d’une zone très réduite là où vous le décidez (point de focalisation). Si une source très lumineuse s’y trouve, comme un lampadaire sur fond noir, il est correctement exposé, mais le reste de l’image est alors totalement sous-exposé et l’image très contrastée. On obtient un style d’image nommé « Low Key » ou Clair-obscur. À l’inverse, s’il s’agit d’un sujet sombre, le fond devient très clair, voire surexposé. On obtient alors une image avec un effet « High-Key ».
Par temps gris ou couvert, les ombres sont absentes. L’image est reposante et douce, mais elle manque de relief et le contraste est réduit. Il est possible d’augmenter le contraste en modifiant l’exposition donnée par la cellule. Pour cela, utilisez la compensation d’exposition de votre DxO ONE pour sous-exposer votre image. Pour choisir la valeur, il suffit de déplacer le curseur selon le résultat souhaité. Cette fonction accessible avec les modes Auto, P (programme), A (priorité ouverture), et S (priorité vitesse) permet d’accentuer les. Si l’image est encore trop douce, augmentez davantage le contraste sur un logiciel de retouche.
Lorsque le contraste de la scène est trop fort et que vous n’avez pas pu le corriger à la prise de vue, il est toujours possible de rattraper les tons foncés ou clairs en post-production avec un logiciel de retouche DxO, ou de déboucher les ombres dès la prise d’image en réglant l’intensité du « Mobile Smart Lighting » (plus d’informations dans la section « Paramètres de prise de vue ») dans les paramètres de la DxO ONE.
Les plans La composition
Utilisez les plans de profondeur pour donner du relief à votre image. Les plans de cadrage sont parfaits pour la photographie de portrait.
Une image doit avoir un sujet principal, et un ou plusieurs sujets secondaires. Lorsque l’on construit une image, il faut donc penser au placement de ces sujets. Les plans sont là pour vous aider à composer et à cadrer, pour conférer une harmonie parfaite à votre image.
Il existe deux types de plans, qui peuvent se combiner selon le sujet :
Différents plans de profondeur sont potentiellement présents dans votre scène :
Dans une image composée de plusieurs plans, l’endroit où vous placez la netteté détermine le premier plan. Il vous revient alors de choisir sur quel plan le sujet doit être net. Avec votre DxO ONE, en mode AF-S ou AF-OD, tapez sur l’écran de votre smartphone pour choisir la zone de mise au point.
Notez que si vous êtes loin du premier plan, les sujets donnent l’impression d’être sur le même plan. On perd alors de la profondeur et l’effet en trois dimensions.
Pour une photographie de paysage, positionnez un élément comme une branche ou un rocher au premier plan pour donner de la profondeur et éviter une image plate. Un grand champ dans la campagne est mieux mis en valeur si un bel arbre occupe le premier plan. Lorsque le soleil est bas en fin de journée, une succession de champs ou de vallons crée une grande profondeur visuelle.
En photo d’architecture intérieure, placez un objet au premier plan. Judicieusement positionné, il structure la photographie et évite les espaces vides peu intéressants.
Pour la photographie de portrait, ce sont les plans de cadrage qui sont utilisés. Il suffit simplement de se rapprocher du sujet avec votre DxO ONE pour passer d’un plan à l’autre. On laisse alors moins d’espace dans le cadre pour le décor, et il arrive que le décor disparaisse totalement. À l’inverse, plus on s’éloigne d’un personnage pour arriver à un plan d’ensemble, plus on laisse de place au décor, et plus le personnage a tendance à s’effacer pour mettre en avant le décor.
Voici les plans de cadrage les plus utilisés :
À vous de choisir le plan qui convient selon que vous souhaitiez montrer le personnage et/ou le décor.
Les bases du cadrage et de la composition La composition
Pour obtenir une belle image équilibrée, placez les sujets importants sur les lignes et/ou points forts de l’image en respectant le sens de lecture. Jouez avec les formes et les couleurs.
Pour réaliser une image parfaite, prenez le temps de travailler votre composition en plaçant correctement les différents éléments dans l’image.
En photographie, comme dans toute composition d’image, il est en général pertinent de partager votre cadre en trois par trois. Vous obtiendrez ainsi des lignes de tiers sur lesquelles placer les éléments importants de votre photo. Dès la prise de vue, visualisez-les dans votre cadre au moyen de l’affichage de la grille de composition, que vous pouvez activer dans le menu paramètre de votre DxO ONE, puis l’afficher par un balayage vertical de l’écran de prévisualisation. Cette grille permet également de vérifier l’horizontalité de votre image.
Les points d’intersection des lignes de tiers sont les points forts. En y positionnant les éléments principaux de votre image, vous dynamiserez votre composition.
(Photographe Jean-Marc Alexia)
Les lignes, notamment les lignes horizontales, sont présentes dans toutes les compositions. Elles correspondent au sens de lecture occidental que nous utilisons en portant naturellement notre regard de la gauche vers la droite. Une image basée sur ces lignes horizontales sera perçue comme équilibrée, stable et solide.
La photographie ne se limite pas à un cadrage horizontal. Vous pouvez également faire pivoter votre smartphone et la DxO ONE pour composer au format vertical. Ce cadrage s’adapte tout particulièrement au portrait. Pour des photos de paysage ou d’architecture, le vertical dynamise l’image et aide à diversifier les prises de vue.
La ligne diagonale, très utilisée en photographie d’architecture, apporte profondeur et mouvement. Les courbes guident également le regard dans l’image, mais avec plus de douceur. Observez et photographiez les éléments arrondis qui vous entourent : un escalier en colimaçon, une route qui serpente, ou la cime d’un arbre.
Pour déterminer le bon angle de prise de vue, observez bien l’espace et votre sujet avant de vous en rapprocher. La plongée ou la contre-plongée peuvent être utilisées pour modifier les proportions du sujet. Par exemple, si vous photographiez au pied d’un bâtiment en orientant l’objectif vers le haut, la base paraîtra plus large que son sommet, les perspectives seront faussées : c’est une manière de montrer sa hauteur.
Les couleurs font aussi partie de la composition et exercent un impact important sur l’image. Le bleu procure une sensation de calme et de simplicité. Si vous aimez les images expressives et puissantes, choisissez plutôt du rouge ou du jaune.
Le filtre ND Les accessoires
Le filtre ND assombrit l’ensemble de l’image et permet de réaliser des effets artistiques.
La lumière importante en journée, notamment l’été, peut donner une image surexposée (trop claire) même si le diaphragme de l’objectif de votre DxO ONE est fermé à son maximum (ƒ/11) et si la sensibilité est réglée à sa valeur la plus basse (100 ISO). Le filtre ND0.9 suffit à diminuer la quantité de lumière, et l’image est ainsi parfaitement exposée.
(Photographe Florence AT)
Le filtre ND (Neutral Density, ou Densité Neutre) est adapté à tous les modes de prise de vue de votre DxO ONE. Il réduit la lumière ambiante pour photographier en plein jour en pose longue, jusqu’à plusieurs dizaines de secondes selon la valeur du filtre utilisé. Le filtre ND évite ainsi la surexposition de l’image en plein soleil et permet de réaliser des effets artistiques en journée, même à grande ouverture.
(Photographe Florence AT)
Sur votre DxO ONE, le filtre ND se fixe facilement à l’aide de l’accessoire DxO ONE Optical Adapter, ou directement sur le caisson de protection DxO ONE Outdoor Shell. DxO propose deux modèles adaptés, de marque Heliopan, qui n’influencent pas le rendu des couleurs et ne créent pas de dominante de couleur sur l’image finale. Le modèle ND0.9 réduit de 3 stops (8 fois moins de lumière), tandis que le modèle ND2 réduit de 6,66 stops (100 fois moins de lumière).
Dans un registre artistique, le filtre ND0.9 permet des temps de pose de l’ordre de quelques secondes pour des effets de filé sur une cascade en sous-bois. Le filtre ND2, plus marqué, supprime voitures ou passants brièvement en mouvement dans la rue en plein soleil.
Les filtres sont munis d’un double filetage qui permet la superposition des filtres pour augmenter l’effet si besoin.